L’Open V : la figure de rêve qui ouvre les portes de la pole dance
Il y a des figures de pole dance qui font fantasmer dès le premier cours. L’Open V est de celles-là.
On la regarde, on la convoite, on la maudit parfois… puis un jour, on la réussit. Et là, tout change. Cet article décortique cette figure mythique : ce qu’elle est, pourquoi elle compte autant, comment l’aborder en sécurité, et quelles erreurs éviter.
Sommaire
Qu’est-ce que l’Open V ?
L’Open V — aussi appelée Inverted V, Chopper ou Straddle selon les écoles — est la première inversion que l’on apprend généralement en pole dance. Inversion signifie littéralement « avoir la tête en bas ». Le corps bascule en arrière, les mains agrippent la barre, et les jambes s’ouvrent en V de chaque côté du métal. D’où son nom.
C’est une figure de niveau débutant +.
Pourquoi l’Open V fait-elle autant rêver ?
Parce qu’elle est une clé. L’Open V représente la porte d’entrée vers une multitude de figures en inversion. La majorité des mouvements « tête en bas » que l’on apprend ensuite passent par cette position de base. Sans elle, impossible de progresser sérieusement dans la discipline.
C’est aussi, paradoxalement, la figure la plus redoutée des débutantes et la plus attendue à la fois. Se retrouver la tête en bas pour la première fois est impressionnant. Mais la satisfaction de la réussir, après des semaines d’efforts, est immense. C’est un véritable rite de passage.
Enfin, elle est belle. Jambes tendues, pointes de pieds étirées, ouverture franche : un Open V propre est esthétique et photogénique, ce qui explique sa popularité sur les réseaux.
Ce qu’il faut avant de se lancer : les prérequis
L’Open V n’est pas une question de souplesse uniquement, c’est avant tout une question de force et de gainage. Elle demande une bonne musculature, notamment au niveau des bras, du dos et surtout de la sangle abdominale. Le mouvement repose sur une rétroversion du bassin (une bascule du bassin vers l’arrière), pas sur un saut.
Avant de l’aborder, il est utile de maîtriser les fondamentaux : grimper à la barre, tenir un gainage solide, et idéalement quelques exercices préparatoires comme les montées de genoux et les tractions. Le renforcement musculaire intégré aux échauffements y contribue activement, séance après séance.
Les étapes pour réussir son Open V
Voici la progression couramment enseignée, à travailler toujours avec un crash mat et l’aide d’un professeur lors des premiers essais.
- Le placement des mains. La main intérieure (côté barre) se place au niveau du visage / des yeux, la barre calée dans le creux de l’aisselle, coude ramené vers soi. La main extérieure se positionne juste au-dessus. Les épaules sont basses, les omoplates serrées.
- Le gainage et la montée des genoux. Sans jamais se jeter vers le haut, on engage les abdos et les bras pour soulever les genoux groupés vers la poitrine. On « tire » la barre vers soi.
- La bascule. On pousse le bassin vers le haut et l’arrière pour faire basculer le corps. La tête part en arrière : c’est contre-intuitif mais essentiel, car garder la tête à l’endroit empêche de s’inverser correctement.
- L’ouverture. Une fois renversé, on tend et on écarte les jambes de chaque côté de la barre, pointes de pieds étirées. Astuce : plus les jambes « chargent » vers le sol, meilleur sera l’équilibre.
- La descente contrôlée. On replie les genoux, on tracte dans les bras et on amorce une descente lente du bassin. Travailler la descente en contrôle (mouvement dit « excentrique ») renforce les abdominaux et, en retour, améliore la montée.
Les erreurs à éviter absolument
-
Se jeter ou prendre de l’élan.
C’est l’erreur numéro un. Sauter dans la figure crée une mauvaise habitude, fatigue inutilement et, surtout, expose à des blessures sérieuses : côtes fêlées, douleurs intercostales, douleurs aux épaules ou au dos lors de retombées brutales. -
Rester en apnée.
On respire, on souffle pendant l’effort. Bloquer sa respiration augmente le risque de douleurs et de tensions. -
Brûler les étapes.
Une mauvaise précipitation peut entraîner plusieurs semaines d’arrêt forcé. La patience est une stratégie, pas une faiblesse.
Combien de temps pour y arriver ?
Il n’y a pas de réponse universelle. L’Open V est enseignée assez tôt, mais son apprentissage peut prendre du temps : les muscles doivent se développer et le corps doit acquérir la bonne technique. Certaines pratiquantes la tiennent en quelques semaines, d’autres en plusieurs mois. Le secret tient en trois mots : entraînement régulier, renforcement, patience. Une fois acquise, « un nouveau monde polesque s’ouvre alors ».
En résumé
L’Open V n’est pas qu’une figure : c’est un seuil. Difficile, parfois désespérante, elle récompense la constance plus que le talent brut. La travailler proprement, en force et en contrôle, c’est se construire une base saine pour toute la suite de sa pratique. Alors on s’arme de patience, d’un bon crash mat, et on ne désespère jamais.
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Découvrir la formation profPour aller plus loin (sources et ressources)
- Oh My Pole Dance — Réussir son Open V en 5 étapes
- Ori Bird — Tutos Open V et exercices préparatoires
- The Pole Lab — Guide niveau intermédiaire
- PoleDancin’Side — Poledico : OpenV
- Wikipedia — Pole sports
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